Stratégies

REER et CELI quand on a un RREGOP : guide stratégique

Février 2026 • Lecture 6 min

« J'ai déjà un bon régime de retraite, ai-je vraiment besoin de cotiser à un REER? » C'est la question que se posent beaucoup de participants au RREGOP. La réponse courte : oui, mais pas n'importe comment. Voici pourquoi et comment.

Le facteur d'équivalence : pourquoi vos droits REER sont limités

Quand vous participez au RREGOP, un facteur d'équivalence (FE) est calculé chaque année et apparaît sur votre T4. Ce facteur réduit vos droits de cotisation REER parce que le gouvernement considère que votre régime de retraite est déjà une forme d'épargne-retraite.

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Résultat? Vos droits REER sont généralement beaucoup plus bas que ceux de quelqu'un qui n'a pas de régime de retraite au travail. Souvent entre 3 000$ et 8 000$ par année, selon votre salaire.

⚠️ Ne négligez pas vos droits REER

Même si vos droits sont limités, les utiliser est important. Les cotisations REER réduisent votre impôt maintenant et constituent un coussin financier essentiel pour combler le trou de revenus à 65 ans lors de la coordination RRQ.

REER vs CELI : lequel prioriser?

Le REER est idéal si :

Votre taux d'imposition actuel est plus élevé que ce qu'il sera à la retraite. C'est souvent le cas pour les employés du secteur public en fin de carrière qui gagnent bien, mais dont les revenus de retraite (RREGOP + RRQ) seront inférieurs à leur salaire actuel. La déduction fiscale immédiate vaut alors plus que l'impôt futur au retrait.

Le CELI est idéal si :

Votre taux d'imposition à la retraite risque d'être similaire ou plus élevé qu'aujourd'hui. Les retraits du CELI sont libres d'impôt et n'affectent pas les prestations fédérales comme la PSV. Pour les participants au RREGOP avec une bonne rente, le CELI est souvent un outil très puissant.

💡 La meilleure stratégie? Les deux.

Utilisez le REER pour réduire votre impôt maintenant et le CELI pour avoir de la flexibilité libre d'impôt à la retraite. L'ordre de priorité dépend de votre situation spécifique.

Optimiser votre fiscalité à la retraite : guide impôts RREGOP →

Stratégie de décaissement : quand retirer quoi?

C'est ici que la planification fait toute la différence. Voici une stratégie courante pour les participants au RREGOP :

Stratégie type : décaissement par phases

60-65 ans : Vivez de votre rente RREGOP + retraits REER. Le REER est imposé, mais à un taux potentiellement plus bas puisque vous n'avez pas encore la RRQ et la PSV.

65 ans : Votre RREGOP baisse (coordination), mais la RRQ et la PSV commencent. Complétez avec des retraits CELI au besoin — sans impact fiscal.

72 ans : Votre REER doit être converti en FERR. Les retraits minimaux sont obligatoires. Le CELI reste votre filet de sécurité libre d'impôt.

L'erreur courante : tout mettre dans le REER

Certains participants au RREGOP accumulent des REER importants sans penser au décaissement. Problème : à la retraite, votre RREGOP + RRQ + PSV + retraits REER obligatoires peuvent vous pousser dans une tranche d'imposition plus élevée. Pire, des revenus trop élevés à 65 ans peuvent entraîner une récupération de la PSV (clawback).

C'est pourquoi il est souvent avantageux de décaisser une partie de ses REER avant 65 ans, quand les revenus totaux sont plus bas.

D'abord, calculez votre rente RREGOP pour savoir combien investir →

Le CELI : l'outil sous-estimé

Pour les participants au RREGOP, le CELI est souvent l'outil le plus sous-estimé. Ses avantages sont multiples : les retraits ne s'ajoutent pas à votre revenu imposable, ils n'affectent pas vos crédits et prestations gouvernementales, et les droits de cotisation inutilisés s'accumulent indéfiniment.

Si vous n'avez jamais cotisé au CELI, vos droits accumulés depuis 2009 peuvent dépasser 95 000$. C'est un montant significatif qui peut croître à l'abri de l'impôt.

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