Vous êtes infirmière, infirmier ou professionnel(le) de la santé au Québec? Votre RREGOP est probablement votre actif de retraite le plus important. Avec les défis du réseau de la santé — horaires variables, temps supplémentaire obligatoire, épuisement professionnel — comprendre votre retraite est essentiel pour planifier une sortie en douceur.
Le RREGOP pour le réseau de la santé
Que vous travailliez dans un CISSS, un CIUSSS, un hôpital ou un CLSC, vous participez au RREGOP. La formule est la même pour tous les employés du secteur public : 2% × années de service × salaire admissible moyen des 5 meilleures années.
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Mais les réalités du réseau de la santé créent des situations uniques qui méritent une attention particulière.
Les primes comptent-elles dans le calcul?
💡 Bonne nouvelle sur les primes
Certaines primes sont incluses dans le salaire admissible au RREGOP, comme les primes de soir, de nuit et de fin de semaine. Cela peut augmenter significativement votre salaire admissible moyen et donc votre rente.
Cependant, toutes les primes ne sont pas admissibles. Les primes ponctuelles, les heures supplémentaires et certaines indemnités peuvent ne pas être comptabilisées. Un conseiller peut vérifier exactement quels montants sont inclus dans votre cas.
Temps partiel et service reconnu
Beaucoup d'infirmières travaillent à temps partiel à un moment ou un autre de leur carrière, que ce soit par choix ou pour concilier famille et travail. Au RREGOP, le service à temps partiel est calculé au prorata. Par exemple, si vous travaillez 4 jours/semaine (80%), une année de travail vous donne 0,8 année de service reconnue.
Cela signifie que votre nombre réel d'années de service peut être inférieur à vos années d'ancienneté. C'est un élément crucial à vérifier sur votre relevé de participation.
L'épuisement professionnel et la retraite anticipée
Le réseau de la santé est exigeant. Beaucoup d'infirmières envisagent de partir dès 55 ou 57 ans plutôt que d'attendre 61 ans. C'est compréhensible, mais la réduction de 6% par année d'anticipation est permanente et peut coûter très cher à long terme.
Exemple : Sylvie, infirmière clinicienne au CIUSSS
Âge : 57 ans
Années de service : 28 ans (dont 3 ans à temps partiel = 25,4 ans reconnus)
Salaire moyen : 78 000$ (incluant primes de soir/nuit)
Rente à 57 ans : 2% × 25,4 × 78 000$ = 39 624$ - 24% = 30 114$/an
Rente à 61 ans : 2% × 29,4 × 78 000$ = 45 864$/an
Différence : 15 750$/an de plus en attendant 4 ans
Stratégies spécifiques pour les infirmières
1. La retraite progressive
Plutôt que de partir complètement, réduisez vos heures graduellement. Vous travaillez moins, mais continuez à cotiser au RREGOP et à accumuler du service. C'est souvent la meilleure option pour celles qui sont épuisées mais ne veulent pas sacrifier leur rente.
2. Vérifier vos années à temps partiel
Demandez votre relevé de participation à Retraite Québec. Vérifiez que toutes vos périodes de travail sont correctement comptabilisées, surtout si vous avez changé d'établissement ou travaillé à temps partiel.
3. Le rachat des congés parentaux
Si vous avez pris des congés de maternité ou parentaux non cotisés, le rachat de ces périodes peut être très avantageux, surtout si votre salaire est maintenant plus élevé qu'à l'époque.
4. Maximiser vos 5 meilleures années
Votre rente est basée sur vos 5 meilleures années. Si vous pouvez travailler quelques heures supplémentaires ou accepter des primes dans les années précédant votre retraite, cela peut augmenter significativement votre salaire admissible moyen.
⚠️ Ne comptez pas que sur le RREGOP
Même avec 30 ans de service, votre rente RREGOP ne remplacera qu'environ 60% de votre salaire. Avec la coordination RRQ à 65 ans, ce pourcentage peut baisser temporairement. Un plan complet incluant REER, CELI et RRQ est essentiel.
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